A 54 ans, Laurence Vernet casse les codes. Apres des études et une carrière dans l immobilier, elle a observé le monde et les gens pour en tirer aujourd’hui sa puissance créative et sa sensibilité. Particulièrement dévouée à la protection de l’environnement et à la cause féminine, Laurence utilise la matière et la couleur pour faire un travail de recherche hors codes. Entre peinture et sculpture, son travail plastique est aussi atypique que son parcours. Elle capte des énergies qu’elle fixe sur la toile et qui vous transportent dans son univers.
Expositions :
- Juillet 2013 : Galerie MINE D’ART intitulée « Evolution, Transformation, Résilience… » ou elle a présente un concept économique novateur sous le thème « Les énergies de l’art et la justesse de l’échange »
- Avril /Mai 2011 : Exposition personnelle intitulée « Couleurs et matières : Supports universels d’émotions » chez Zénitude à Casablanca
- Avril 2011 : Exposition collective à l’occasion du Trophée Pullman avec Abderrahmane Ouardane, Said Raji, Ahmed El Hayani au Pullman Mazagan Royal Golf & Spa
- Février 2011 : Exposition avec Abderrahmane Ouardane « Un Homme, Une Femme, Un Art » au Pullman Mazagan Royal Golf & Spa
- Décembre 2010 : Exposition collective « Muse » au CIL avec Aziz Amrani, Florence Arnold, Abdellatif Bellaziz, Saad Bencheffaj, Salah Benjekkane, Said Housbane, Sawa Jennane, Younes Kherraz, Khalid Nadif, Mouad Yebari
Témoignage :
« Face à une œuvre de Laurence Vernet, la première impression qui secoue, est l’esprit contestataire et révolté qui s’en dégage. A ses débuts, elle a surtout dessiné la femme .Elle s’était évertuée à se conformer aux strictes exigences des méthodes académiques du style dit communément « figuratif classique »…Mais très vite, l’image objective de la réalité visible a fini par la lasser…Cela nourrit en elle une insoutenable frustration…Elle aspire à de meilleures jouissances !
Et la révolte n’a pas tardé à s’installer ! Au lieu de chercher à rendre ce qu’elle avait devant les yeux, Laurence Vernet a choisi plutôt de détruire les formes pour les recomposer, au gré de ses instincts et de ses lubies folles. Elle se sert de la couleur de la manière plus arbitraire, pourvu que l’expression soit plus forte et l’émotion plus saisissante. Le tableau est devenu pour elle davantage une création de l’esprit qu’une banale représentation du monde extérieur…
En fin de compte les femmes de Laurence ont fini aujourd’hui par disparaître. Mais l’artiste s’obstine à répéter, à qui veut l’entendre, que ses femmes ne l’ont pas quittée et qu’elles habitaient toujours ses toiles ! Elle veut persuader de sa conviction qu’elle les voyait toujours à travers ses charges de matières et qu’elle les sentait fort derrières ses aplats de couleurs. Évidemment, en s’exprimant ainsi, Laurence étale au grand jour, une forme extrême de l’interprétation subjective de l’œuvre d’art !
Elle cherche donc moins à être compréhensible, qu’à être sincère. Son principal souci s’avère être de se dépasser sans cesse, afin de traduire, de la manière la plus originale, ce qu’elle a de plus personnel et de plus rare… Et pour justifier son attitude, Laurence Vernet met souvent en avant la notion de « justesse »! Pour elle, un artiste peut penser faux mais doit sentir « JUSTE ».
Le fait de voir toujours sur ses toiles des femmes que nous ne voyons pas, pourrait paraître indéfendable. Mais du moment que son sentiment de la vie est profond, sa croyance en son art est inébranlable et que son expression joint la JUSTESSE à la sincérité, la vérité de son art ne laisse pas discuter… Les œuvres de Laurence sont bavardes et déroutantes… On ne les déchiffre pas, on y baigne !
Ce n’est pour autant pas que Laurence se contente de son simple élan instinctif pour nous livrer des créations ! Chercheur acharnée et infatigable, elle n’a de cesse d’explorer de nouvelles formes d’expression et de tester de nouveaux langages à l’aide de techniques et de matériaux inédits. Obstinée et travailleuse… Elle nourrit le goût de la transversalité et des trajectoires obliques susceptibles de la projeter sur de nouveaux territoires.
Et ainsi, elle n’arrive pas à se départir de la passion d’aller à la rencontre de nouvelles matières. Joyeusement triturées, manipulées, broyées, et fusionnellement intégrées. Et c’est en cela qu’elle nous livre, à chaque fois, de nouvelles passions à partager »
Abderrahmane OUARDANE
Leave a comment :
You must be logged in to post a comment. Log in