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Date / Heure
Date(s) - 27/06/2018
0 h 00 min

Emplacement
Institut Français de Casablanca - Casablanca

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Il y a 3000 ans en Grèce naquit la physique. Elle avait alors pour ambition de comprendre l’univers, tout l’univers, des astres célestes lointains aux phénomènes terrestres proches, en passant par l’homme.
Cette ambition, conféra à l’humanité un statut spécial. Par cette nouvelle conscience – étymologiquement cette science partagée, l’humanité décida de transmettre à sa descendance un peu plus que la vie. Elle transmit du savoir. Et cet amour du savoir pris le nom grec de « philosophie » (philos-aimer, sophisme-savoir).
En trente siècles, le savoir se transforma, se diversifia, au point que la science n’en fut plus parfois qu’une infime branche.

Mais les choses changent.

Depuis un siècle, le développement de la philosophie tient pour beaucoup à celui des sciences, et plus particulièrement à celui de la physique des infinis. Les extraordinaires avancées de la mécanique quantique et de l’astrophysique permettent en effet aujourd’hui de revisiter totalement la place que tient l’humanité dans l’univers qui l’entoure. A notre échelle également, les théories de la complexité bousculent les notions d’ordre et de désordre, et remettent à plat nos organisations, qu’elles soient individuelles ou collectives. Comment construire dans ces conditions un nouveau système de savoirs qui soit susceptible de concilier toutes les pensées antérieures, de Pythagore à Nietzsche, et cette révolution scientifique ? Se repose alors la question fondamentale grecque de la quête des hommes, de celle de savoir ce qu’ils font dans cet univers qui les domine.