Biographie

« La création de cet espace me tenait à cœur car je tenais à vous faire partager les quelques œuvres que je possède ainsi que le parcours de Maître Miller-Ranson. Ceci afin que l’on ne l’oublie pas et que les personnes qui ont le privilège d’avoir en leur possession une de ses toiles, puissent reconnaître ce grand artiste qu’il était. »  Sa petite fille…Patricia Ranson

C’est à Mornac-sur-Seudre (Charente-Maritime) qu’Elie Miller-Ranson est né le 3 Mai 1907.

Très jeune, à l’âge de six ans, il commence à peindre. À dix ans, il prend des leçons auprès de plusieurs professeurs – Charles ESCUDIER (Paris, 1848), Paul RICHER (Chartres 1849 – 1933) et plus particulièrement Jean LECROART artiste Belge. Il présente des œuvres pour la première fois à l’âge de treize ans au salon des Arts de Royan où il eut droit aux honneurs de la critique.

De 16 à 19 ans, il poursuit ses études artistiques en allant à l’École Nationnale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’Académie de la Grande Chaumière. Il est ensuite nommé professeur de dessin à Saint-Louis-du-Sénégal en 1925. Séduit par la beauté des paysages Africains, il consacrera une partie de son œuvre à traduire l’atmosphère de ces régions et en rendre la couleur, la poésie.

Il abandonne bientôt la profession et commence de grandes randonnées dans ce qui était alors l’Afrique Occidentale Française. C’est à Dakar qu’il fait son service militaire en 1927. Il échappe à l’épidémie de fièvre jaune qui sévit. Il décore là-bas les bureaux de l’Etat Malor, l’Hôtel du Général de Brigade, l’Hôtel du général commandant des troupes de l’Afrique Occidentale Française. Il est encouragé par les compliments de ses supérieurs.

Il se décide à créer et organiser en 1928 – 1929, avec des amis, la société des Amis des Arts de Dakar. Il est nommé et renommé chaque années commissaire général jusqu’en 1939. Lui-même encourage des peintres et crée une exposotion collective annuelle.

Il ne limite pas sa production à traduire l’amour qu’il porte à la nature si généreuse des pays coloniaux. Il réalise également de nombreux portraits et en particulier de personnalités officielles, par exemple: celui du général BREVIE – gouverneur de Côte d’Ivoire J.F. ancien chef des Travaux Publics de la Côte d’Ivoire et un buste, egalement en bronze de Me Thérèse NARS qui orne une place à Dakar.

Il reçoit d’autres commandes officielles qu’il réalise lors de nombreux voyages. On le charge de la décoration de plusieurs palais, ceux du gouvernement du Congo, au Soudan, à Abidjan où il reste un an et demi et y décore le monument aux morts. Plusieurs expositions particulières lui sont également consacrées à Abidjan.

Vingt deux ans en 1929, il est reçu au Salon des Artistes Français dont il restera sociétaire perpétuel. Il sera également membre sociétaire de la Société des Beaux-Arts de la France d’Outre-mer.

Deux ans plus tard, en 1931, il est reçu hors concours à l’exposotion coloniale de Paris et en 1937, il obtient le prix du Gouvernement Général de l’Afrique Occidentale Française. La même année il expose à la chambre de commerce de Dakar.

Assoiffé de découvertes et de voyages il quitte le continent Africain pour faire un voyage en Amérique du Sud où il est reçu à Rio de Janeiro par l’ambassadeur de France, le Marquis d’Ormesson qui lui commande deux tableaux. Il expose à Sao Paulo, Santos, Montevideo et Buenos Aires.

De retour en Afrique il arrive au Maroc en 1940, pour s’y installer définitivement apres la guerre. Il présente alors de très nombreuses expositions personnelles en particulier à Casablanca à la galerie de l’Hôtel Majestic et à la galerie Venise Cadre où il expose régulièrement deux fois par an et également dans bien d’autres galeries. Il expose aussi à Marrakech, Rabat, Kenitra (ex Port Lyautey), Agadir, Fez, Meknès… Il est alors surtout connu et apprécié pour ses peintures de fleurs. Son talent, son extrême sensibilité le font devenir spécialiste des fleurs, comme l’a été le peintre Pierre REDOUTE ST. HUBERT (Belgique, 1759 – Paris, 1840) peintre des roses. Ses bouquets aux splendides et éclatantes couleurs d’un réalisme saisissant lui valent un grand succès, renouvelé à chaque exposition.

En France, il participe à plusieurs manifestations où il obtient plusieurs distinctions.Il reçoit le premier prix d’Afrique Occidentale en 1938. En 1964 il est nommé Commandeur du Mérite Français d’Outre-Mer et des États Souverains, Malgaches, Africains et Asiatiques d’expression Française et de leurs amis.

Il est nommé officier du Mérite National d’Outre-Mer le 14 Juillet 1965, la même année remporte le prix Berthe Morisot et en 1968 le prix Goya au musée de Castres.En 1973, il reçoit le grand prix des Fleurs au Salon de Paris, en 1975 la médaille de la Ville de Paris et en 1984 le Grand Prix International d’Aquitaine à Mauléon ainsi qu’une médaille d’argent de la Ville de Bordeaux par Jacques CHABAN DELMAS, Député-maire de Bordeaux.Il décède le 21 Mai 1989 à Casablanca.

De nombreux artistes comme Étienne DINET (Paris, 1861 – Bou Saada, 1929) – Hippolyte Lazerges (Narbonne, 1817 – Mustapha, 1887) – Georges Rochegrosse (Versailles, 1859 – Alger, 1938), furent si impressionnés par l’Afrique qu’ils décidèrent comme Elie MILLER-RANSON de s’y installer définitivement.

 

 

Ses œuvres

Ranson Miller
Format: 270 x 280 cm
Référence: 268
Prix: En cours